Voici ce que j'ai écrit dans le train en rentrant à Paris.
Une feuille, un crayon, à l'ancienne...
Je suis dans le TGV qui me ramène dans la capitale.
Côté fenêtre pour voir défiler le paysage, pas de voisin, pas d'enfants qui pleurent à proximité. En même temps, ça m'est égal, j'ai les écouteurs du iPod enfoncés dans les oreilles. J'écoute AaRON.
Ma vision se trouble, ce magnifique paysage devient flou. Les larmes commencent à couler. Un trop plein d'émotions, sûrement. Je me remémore mon week-end.
Vendredi soir, après une journée de travail interminable, je suis rentrée chez moi prendre mon sac. Le temps de donner suffisamment à manger et à boire à Chouquette, de me changer, je suis remontée dans le métro pour aller prendre mon TGV. En m'installant à ma place, je trouve un flyer sur mon siège. Maintenant, on a accès à Internet en wi-fi dans le TGV Est, qui est pour l'instant en phase de test. Mais comme je voyage léger cette fois, je n'ai pas mon portable avec moi.
War Flag. J'adore cette chanson. Elle est tellement intense. La partition de piano, le solo de violoncelle, la batterie qui donne une nouvelle dimension à la chanson sur scène, les lumières rouges, la voix de Simon... Et cette partie rajoutée à la fin, Simon qui tape du pied par terre, un coup de pied rageur. La chanson est triste mais l'ensemble est tellement beau.
Je m'installe confortablement. Je commence à lire, toujours avec les écouteurs du iPod enfoncés dans les oreilles.
Le magasin des suicides de Jean Teulé. L'histoire d'une famille qui tient une boutique où elle vend tout le nécessaire pour ne pas rater son suicide. Dans cette famille, ils sont tous plus déprimés les uns que les autres sauf le petit dernier qui va tout bouleverser.
Un petit roman qui se lit très bien, qui, en plus, est très drôle. On y prend d'ailleurs pourquoi la pomme Apple est croquée. Info ou intox ?
Arrivée chez moi, après avoir mangé un vrai bon repas, je me suis couchée exténuée. Le samedi matin, je me suis levée tôt. J'ai mal dormi.
Don't worry, live is easy.
C'est tellement réconfortant d'entendre ces mots.
Les arbres, les champs, les poteaux, tout défile à une vitesse incroyable.
Un tunnel, mes oreilles se bouchent. C'est désagréable.
You see, it's not the wings that make the angel.
Par moment, j'ai l'impression de devenir un fantôme sans couleurs. Ca fait peur. Que faire?
En début d'après-midi, je vais chercher Rôôl chez elle. Elle me sert de copilote parce qu'à partir de là, je ne connais pas du tout la route pour aller à Bulligny. Après quelques kilomètres, Rôôl s'aperçois qu'elle a oublié sa place pour le JDM chez elle. Donc, demi-tour express en plein milieu de la départementale.
L'intro de Bachelorette.
C'est quand même un grand moment... même quand c'est foiré.
Re-départ pour Bulligny. Plantage de route. On se retrouve en plein milieu de nulle part sans trop savoir où on doit aller. Tout d'un coup, j'aperçois un petit panneau jaune fluo qui indique le JDM. Confirmation, on est sur la bonne route. Puis, plus rien. On arrive dans une impasse. Donc re demi-tour. On finit par retrouver notre route et par arriver à Bulligny chez Michel. On retrouve Crevasse, boit quelques bières, fait quelques parties de Uno. Puis on se décide enfin à se bouger et à aller voir ce qu'il se passe dans le Jardin Du Michel.
Last Night Thougths.
Elle a disparu de la set-list depuis quelques concerts. Mais, à la place, on a droit à deux nouvelles chansons donc je ne vais pas trop me plaindre.
Stuck in the sound arrive sur scène. Déjà écouté sur le Net mais encore jamais vu sur scène. Pas pratique de participer avec un américain dans les mains donc je reste un peu en retrait. La foule se déchaîne dont Rôôl et Crevasse qui sautent partout.
Empyr suit. Le chanteur est l'ancien chanteur de Kyo. Je n'accroche pas trop.
Ensuite, arrive Rose avec son groupe. C'est sympa, ça bouge bien. J'apprécie e concert. C'est un peu gâché par quelques gars qui crient des insultes. C'est dommage mais elle continue quand même son concert.
Mercedez Benz de Janis Joplin.
Reprise par AaRON à l'Olympia, a capella. Rose en a fait une reprise un peu plus rock hier soir au JDM.
Tiens on arrive en région parisienne. A présent, ce sont les immeubles et les gares qui défilent. D'ici 10 minutes, je serai à Paris Est. Je vais devoir m'interrompre.
...
A la fin du concert de Rose, Rôôl, Crevasse et moi avons été littéralement propulsé juste devant la scène, d'où nous n'avons plus bougé jusqu'à la fin du concert d'AaRON.
Le piano, la batterie, le violoncelle, les micros, les décors, les lumières... Tout se met en place petit à petit.
Olivier arrive. Les premières notes de piano retentissent. Maeva et Julien s'installent à leur tour. Puis c'est au tour de Simon.
Toutes les chansons s'enchaînent. Pas de nouveautés par rapport aux autres concerts. L'ambiance n'a pas l'air très bonne d'où je suis. Simmon, visiblement, a du mal à faire bouger la foule sur Blow.
Moi, je suis juste devant, j'oublie tout ce qu'il y a autour. Je suis aspirée dans le Neverland. Je reste complètement abasourdie après War Flag.
Le son n'est pas terrible. Simon est obligé de changer de micro parce qu'il y a des interférences pas très agréables pour lui et pour le public. Serait-ce les séquelles du jeté de micro de Strasbourg?
Tour à tour, je regarde Julien, Maeva, Olivier et Simon. Ils ont l'air heureux mais il y a quelques chose de différents, en tout cas dans les yeux de Simon. Le public n'est pas très réceptif. Je m'inquiète.
Simon et Olivier s'installent pour Mister K. Il me semble qu'il y a plantage avec le refrain. Personne ne réagit. A la fin de la chanson, il y a une petite discussion entre les compères. Je ne saisis pas tout.
La fin du concert approche.
Sur O-Song, apparemment ça bouge bien derrière. Ca me rassure. Tous les 4 sont déchaînés sur scène. Rose et ses musiciens viennent les rejoindre. Du coup, Simon en oublie les paroles.
Fin de la chanson, fin du concert. Plus rien ne se passe. Je suis déçue. J'ai cette impression d'inachevé.
Ce soir, le ciel est dégagé, les étoiles brillent tout là-haut. Une légère brise nous caresse les joues. Un moment opportun pour continuer à rêver. Mais tout le monde est fatigué.
Je ramène Rôôl chez elle. On se perd à nouveau en plein campagne. Finalement, on retrouve notre route.
Enfin de la vie au bureau. Un journaliste vient consulter un magazine. Il repart presqu'aussi rapidement.
J'arrive chez moi, les yeux dans le vague. Je suis toujours dans un autre univers. Je ne veux pas revenir sur Terre. La dernière fois, ça a été trop douloureux. A nouveau, j'ai peur.
Je me refais le concert dans la tête.
La délicatesse de Maeva, l'énergie de Julien, la grace d'Olivier, la sensibilité de Simon. Leurs sourires, leurs yeux qui pétillent. Mais, bizarrement, je suis déçue.
C'était leur premier festival d'été cette année. J'espère qu'ils n'en garderont pas un mauvais souvenir.
Aujourd'hui, de retour au bureau, c'est dur, très dur. Le retour sur Terre a été trop brutal, une nouvelle fois.
Malgré tout, je pense déjà à la prochaine fois, aux Solidays.
"Don't care what people say I'm dreaming louder everyday"